vendredi 28 septembre 2012

2 juillet : Temple Meiji, sommet de Tokyo et Rainbow Bridge (dernière partie)

Pas mal de retard pour cet article ! J'espère que les quelques fidèles me pardonneront. Nous pouvons enfin terminer cette journée du 2 juillet !

Après avoir quitté l'immeuble, nous nous rendons à la gare de bus de Tokyo où Yi et Thomas nous achètent gentiment nos billets pour Kyoto. Nous partirons le lendemain soir. Ils insistent pour nous payer le shinkansen, mais nous restons sur nos positions. Quoi qu'il en soit, nous commençons pas mal à fatiguer. Surtout moi. Mes pieds crient grâce à chaque nouveau pas et Thomas finit par avoir pitié de mes lamentations. Nous nous arrêtons pour acheter du kare dans un combini. Le kare correspond à ce qu'on appelle chez nous le "curry". Et encore. Ce n'est pas exactement la même chose. Le kare japonais est légèrement plus sucré et a davantage de saveur. Il peut être servi en sauce simple ou accompagné de différents légumes, tels que oignons, carottes et pommes de terre. Il se déguste traditionnellement sous forme de ragoût ou avec de la viande panée (ce qui en fait du katsu kare, par exemple ; du kare avec du porc (= tonkatsu) coupé en lamelles et pané). C'est un véritable délice et nous en reprendrons cinq ou six fois tout au long du séjour. J'en profite pour faire la pub d'un blog que je viens de découvrir et qui nous initie à la cuisine japonaise. Je crois que j'irai régulièrement y faire un tour : Gohandayo !

Katsu kare (image Internet)


Kare (image Internet)
Roh, ce que ça me donne faim. J'ai à nouveau envie d'en manger... Mais je m'égare ! Après une photo de la pleine lune dont la face japonaise est différente de l'européenne, nous dégustons notre kare sur un banc, toujours en compagnie de Yi et Thomas. Nous admirons également les immeubles à présent éclairés. Il n'est pas tard ; aux alentours de 20h, mais le soleil se couche tôt. Il fait toujours très doux et la ville est calme. C'est vraiment agréable de manger dans cette ambiance.

La face cachée de la lune.


L'immeuble à la forme bizarre.

Yi et Thomas avec de belles têtes de vainqueurs.


La fatigue commence à se voir.
Après ce repas, Thomas nous propose de nous rendre au Rainbow Bridge. Yi, fatiguée, nous abandonne lors de notre trajet en métro. J'ai presque envie de faire comme elle et de retourner à la K's House, mais j'ai également tant envie de découvrir la ville. Et je ne le regretterai pas. Le Rainbow Bridge, comme le laisse sous-entendre son nom, est un véritable pont arc-en-ciel. Il est éclairé de différentes couleurs et a une forme qui ressemble beaucoup au célèbre pont de Los Angeles. Nous passons dessous avec le métro (qui coûte toujours aussi cher) et rejoignons une petite terrasse à l'ambiance paisible et reposante. Une vue sur la baie nous est offerte ; on peut admirer le pont arc-en-ciel, un clone de la statue de la liberté, la tour de Tokyo, les immenses immeubles et gratte-ciels éclairés, des petites péniches-restaurants qui naviguent sur l'eau, ... Bref, c'est assez romantique, et beaucoup de couples ont pris place sur les bancs. Après la folie de la ville, une ambiance un peu plus calme et détendue fait beaucoup de bien.

Le Rainbow Bridge et la tour de Tokyo juste derrière.



Un bâtiment avec une grosse bouboule.
Les petites péniches où on peut entendre de la musique. La fête semble battre son plein.



Et une petite vidéo pour la route.


Sur le chemin du retour vers la station, nous tombons nez à nez avec une horloge au design très spécial et inspiré des oeuvres de Miyazaki, ainsi que sur des chats qui réagissent tous au mot "neko" (qui veut tout simplement dire "chat", en japonais). Je réitérerai l'expérience plusieurs fois et beaucoup de félins se tourneront à l'appel de ce mot (je suis une éternelle enfant, que voulez-vous ?). Désolée pour les photos surexposées, mais sans cela, vous n'auriez pas pu voir les détails de cette sculpture impressionnante.





Nous reprenons le métro et nous séparons de Thomas pour rejoindre la K's House. Quand nous sortons de la station : drache nationale ! N'ayant pas pris nos parapluies, nous courons comme deux dératés, nous protégeant dès que nous le pouvons sous les stores des magasins, allant même jusqu'à traverser un convenient store qui nous mène directement jusqu'à la rue de notre hôtel. Nous rions bêtement face au regard curieux du staff et des autres résidents. Après une bonne douche, le visionnage de Toy Story 2 en japonais et un bon massage pour moi, nous nous effondrons. Notre troisième journée tokyote nous attend, le lendemain.

vendredi 7 septembre 2012

2 juillet : Temple Meiji, sommet de Tokyo et Rainbow Bridge (2ème partie)

Nous passons quelques minutes dans un magasin de vêtements et remarquons, effectivement, que les Japonais accordent une sacrée importance à la mode. N'étant absolument pas girly, mais tout de même une fille, je fouine par-ci, par-là, sans grande conviction ; ils ont beau être pudiques, ça n'empêche pas les stylistes japonais de créer des jupes vraiment courtes. Nous nous dirigeons à présent vers Shibuya et passons à proximité d'un carrefour. A nouveau, la diversité architecturale nous frappe. D'immenses bâtiments à côté de petits immeubles ; des centres commerciaux ; des restos ou cafés dont la devanture ne dépasse pas deux mètres de large ; des jardins aménagés au-dessus de magasins, ...

Un mini-jardin au sommet d'un centre commercial. Après tout, pourquoi pas ?

Un magasin bien étrange...
Cette photo vous montre à quel point les Japonais peuvent être paradoxaux. Pour ceux et celles qui ne le savent pas, il s'agit de personnes assez pudiques et peu démonstratives dans leurs relations. Il est rare de croiser des couples qui se tiennent la main et ils ne s'embrassent jamais en public - si vous lisez des manga shojo (réservé à un public adolescent féminin), vous savez quel foin les jeunes filles peuvent faire de leur premier baiser. De plus, pour se saluer, ils se disent juste bonjour, font parfois une courbette, mais jamais de bises ou de poignées de mains (ces dernières semblant être davantage réservées au monde du travail). Cependant, si, par mégarde, vous ne respectez pas ces "règles tacites", ils ne vous en voudront pas le moins du monde ; ils n'oublient pas qu'en tant qu'occidentaux, nous n'avons pas toujours la même façon de faire. Pourtant, il leur arrive d'afficher des choses extrêmes comme ce petit condomshop sur un des côtés du carrefour. Il est mis clairement en évidence. Même chez nous, Européens bien plus libérés, il est rare d'en croiser. Selon moi, c'est une des choses les plus perturbantes chez nos amis nippons. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'ils sont "frustrés", mais quand on croise un vieux monsieur lisant un manga pornographique dans le métro sans s'en cacher une seconde, ça a de quoi vous déstabiliser. C'est à la fois bizarre et comique. On a parfois peur de commettre une bourde, en faisant ou en ne faisant pas quelque chose, mais comme expliqué précédemment, ils ne nous en tiennent pas rigueur. Parfois, s'en amusent gentiment sans être insultants. La valeur qui m'a sautée aux yeux et m'a fait du bien pendant ce voyage est le respect qui émane d'eux.

Bref, Shibuya ! Nous savons que nous allons bientôt nous rendre dans un des quartiers les plus fréquentés de Tokyo. Nous hésitons à prendre le métro, mais optons finalement pour la marche à pied. C'est à ce moment-là que je me suis rendue compte d'une nouvelle chose : pas le moindre coup de klaxon. Etant dans la plus grande mégalopole du monde, je m'attendais à ce qu'il y ait de l'agitation derrière le volant, quelques grognements ou bruits de klaxon de frustration. Mais rien. Absolument rien. Les Japonais utilisent leur klaxon de façon intelligente ; pour prévenir d'un danger et non pour faire bouger quelqu'un parce qu'ils considèrent qu'il ne va pas assez vite. De plus, les immeubles sont aménagés d'une telle façon que quand vous passez d'une avenue fréquentée à une petite ruelle commerçante, le son diminue. Comme si vous tourniez le petit bouton de volume au fur et à mesure jusqu'à n'entendre plus qu'un léger bourdonnement d'ambiance. Mais une vidéo est plus utile qu'un long discours.


Entendez-vous ce son qui diminue ? Ce n'est pas flagrant sur cette vidéo, mais je vous assure qu'en direct, c'est assez impressionnant. Le silence dans une ville aussi immense est béni et respecté. Se balader est un véritable bonheur. La température étant plutôt haute malgré l'ombre qui nous entoure, nous nous arrêtons dans un Starbucks où je prends un frappé à la mangue. Délicieux ! PL opte pour un thé noir glacé et Thomas et Yi prennent un verre d'eau... tiède. Thomas nous explique que quand il demande un verre d'eau froide, elle est si glacée qu'elle en devient imbuvable et un verre d'eau chaude en revient à s'ébouillanter la langue. Résultat : eau chaude avec glaçons. Verre d'eau tiède. Donc gratuit. Ça a du bon de connaître ces petites astuces !


Nous voilà sur le plus grand passage piéton du monde ! Tout ce qui nous entoure est hallucinant. On a beau voir ces écrans géants dans les films, c'est tout de même autre chose de les voir en vrai. Le son provenant des vidéos affichées se répercute partout autour de nous. Thomas nous explique que c'est grâce à un mécanisme de réfraction du son auquel je ne comprends pas grand chose. En bref, on entend tout comme si nous avions notre propre casque sur les oreilles. Ce n'est pas assourdissant, mais rester toute la journée ici serait sans doute fatigant à la longue avec toutes ces stimulations visuelles et sonores. D'autant plus que circulent par intermittence des camions faisant de la pub aux dernières stars de pop. Ils font passer à plein régime leur dernier single, alors que leur visage trône sur toutes les faces du camion. Ce n'est pas vraiment dérangeant, mais quand il y en a trois qui passent au même moment, ça devient légèrement cacophonique.

Derrière l'immense baie vitrée, un autre écran.

Shibuya et un des camions diffusant "Heat", le dernier titre d'une star pop à belle gueule.


De l'autre côté du passage près de la gare de Shibuya, nous croisons la fameuse statue d'Hachiko, le chien si fidèle à son maître qui l'a attendu pendant plus de dix ans. Une photo s'impose.



On déambule encore dans quelques magasins, quand Thomas nous propose de voir Tokyo d'un peu plus haut. Il songe au Sky Tree, mais opte finalement pour un immeuble de plus de quarante étages auquel nous pouvons accéder sans débourser le moindre yen. Avant de nous y rendre, nous passons dans quelques rues commerçantes ; électronique, vêtements, nourriture, engins dernier cri. Tout nous entoure, mais tout reste aussi propre. J'en profite pour mitrailler davantage.


La ligne jaune que vous pouvez apercevoir sur cette photo
est pourvue de petits renflements, permettant aux
personnes malvoyantes de se déplacer au moyen de
leur canne. Il y en a presque partout.
Les feux piétons sont également tous équipés de sonneries
signalant la possibilité de traverser.



Un clip de Kylie Minogue, apparemment appréciée au Japon.

Nous arrivons dans un des quartiers des affaires et remarquons un immeuble à l'apparence assez spéciale... 


Hm. Cet immeuble...

... a une apparence plutôt phallique.

L'immeuble où nous allons profiter d'une belle vue.

Après une petite pause grignotage, nous rejoignons le bâtiment où nous faisons l'objet d'une petite fouille de sécurité. La montée en ascenseur prend une quarantaine de secondes et nous arrivons à un grand espace ouvert entouré de grandes vitres par lesquelles nous pouvons admirer Tokyo. Il y a quelques petits stands vendant des gadgets hors de prix auprès desquels nous nous attardons. Mais d'abord, admirez la vue.


Comme vous le voyez, j'ai beau pousser le zoom jusqu'à son maximum, on ne voit pas l'extrémité de la ville. On peut toujours apercevoir la côte, mais la capitale est si immense qu'on n'en devine pas le bout. Je remarque un petit temple dans un parc. Une nouvelle fois, cette diversité architecturale m'impressionne et me fait sourire. C'est agréable de voir que les Japonais sont soucieux de leur culte. Nous en profiterons souvent tout au long des trois semaines.

Un petit temple perdu au beau milieu de la jungle métallique.


Nous jetons un oeil aux stands ; on y trouve des tas de choses, porte-clés, peluches (difficile d'y résister tant elles sont mignonnes !), éventails, katanas, posters, photos, cartes postales, bics, sets de baguettes, petits ou grands jouets, friandises, ... et des drôles de trucs non identifiés. A nouveau, les Japonais me surprennent d'une façon déconcertante.

Quel mignon petit jouet avec un panda et des petits gâteaux !
Voyons ce qu'il y a à cô...
... té ?
Ne cherchez pas, je vous dis. Ça n'en vaut pas la peine. On est au Japon. C'est tout ce qu'il faut savoir.

Sur ces belles images, je vais m'arrêter là. Fin de la journée du 2 juillet demain !

jeudi 6 septembre 2012

2 juillet : Temple Meiji, sommet de Tokyo et Rainbow Bridge (1ère partie)


Avoir 14 heures de sommeil d'affilée, ça fait tout de même du bien après un long voyage. Malgré un réveil aux alentours de 4 heures du matin, heure locale (il est alors 21h en France), nous nous sommes rapidement endormis à nouveau pour nous reposer un maximum. Dès lors, nous quittons la K's House vers 11h30 pour rejoindre Yi et Thomas qui nous propose d'aller déjeuner au parc Yoyogi, près du temple Meiji. Lors de nos recherches, nous avions lu quelques informations sur ce temple ; de nombreux mariages et cérémonies traditionnelles y ont lieu. C'était un des endroits de Tokyo que j'avais vraiment envie de visiter.

Bref ! Direction : Shinjuku ! Nous nous baladons le long d'une grande avenue et en profitons pour faire une petite visite dans un magasin de souvenirs. Nous y trouvons des kimonos, des cartes postales, des esquisses, mais aussi des accessoires de cuisine, des katanas et même des netsuke (petite figurine, aux différentes effigies, utilisée pour nouer le obi, la ceinture traditionnelle portée sur le kimono ou yukata). Nous faisons du lèche-vitrines pendant une demie-heure et continuons notre route vers le parc Yoyogi. J'en profite pour filmer l'ambiance de la rue et découvre sur ma route une église catholique, ce qui est plutôt rare et sans doute d'autant plus sur une avenue fréquentée comme celle-ci. Ne me demandez pas pourquoi je parle en anglais ; je n'en ai pas la moindre idée.


Hop ! Nous traversons une passerelle et en profitons pour aller nous acheter des bentô dans un convenience store. Ces magasins sont souvent petits et remplis à ras-bord de nourriture. Vous êtes sûrs d'y trouver ce que vous voulez ! Petite précision, car j'ai mis pas mal de temps avant de m'en rendre compte : une fois à la caisse et votre commande validée, la caissière (ou le caissier ! Il y a autant d'hommes que de femmes pour ce boulot) vous donnera le prix (qui sera également affiché pour les non-japonophones, pas de panique). Vous remarquerez une sorte de petit récipient en plastique légèrement surélevé et relié à la caisse ; c'est l'endroit où vous déposerez votre argent. Ne le donnez pas directement au caissier. La raison ? Je n'en sais trop rien. Je suppose que c'est pour des soucis d'hygiène ou pour ne pas entrer en contact avec les clients. Quoi qu'il en soit, placez bien votre argent dans ce récipient ; ça évitera une gêne inutile aux gentils Japonais qui mettent un point d'honneur au respect de la clientèle. Par contre, la monnaie vous sera rendue de main à main.

Nous sommes donc sur la passerelle ; ce genre de pont reliant un trottoir à l'autre est très fréquent en ville, surtout pour les routes larges ou à double file. Ces passerelles sont très pratiques quand vous remarquez un magasin intéressant de l'autre côté de la route et qu'il n'y a pas de passages piétons à proximité. C'est juchée sur ce pont que j'ai remarqué pour la première fois la diversité tokyote. Regardez plutôt.



De nouveau, c'est propre, c'est net, mais surtout, le paysage est vraiment varié. Vous circulez auprès d'immenses buildings et de magasins dernier cri, vous tournez un coin de rue et vous découvrez des bâtiments à l'architecture ancienne, comme des vieux temples. Il y a également beaucoup d'arbres et peu de pollution sonore. Je ne m'avancerai pas quant à la pollution de l'air - il est notoire de croiser beaucoup de Japonais portant un masque pour se protéger de virus ou éviter de les transmettre - mais il n'y avait pas ce fog caractéristique des grandes villes. Je reviendrai sur la pollution sonore par la suite.

Armés de nos bentôs, direction le parc Yoyogi où nous nous arrêtons pour déjeuner. Nous trouvons rapidement un banc. Les corbeaux et les moineaux (qui me semblent encore plus petits qu'en Europe !) nous entourent et nous régalent de leurs cris... bizarres. Pierre-Louis m'explique que je n'ai jamais entendu le cri de vrais corbeaux (en Europe, il s'agirait plutôt de corneilles) ; celui des japonais ressemble à un drôle de "Kaaaa !" qu'ils font à répétition (vous les entendrez peut-être sur certaines vidéos si vous tendez l'oreille). Mais c'est surtout leur taille et leur bec qui sont impressionnants. Je vous assure qu'on n'a pas envie d'y mettre le doigt. Ils ne semblent pas de nature agressive, mais il est certain que je ne vais pas les courser comme je cours après les pigeons.

Corbeaux du Japon. Autant ne pas les énerver.

En entrant dans le parc, nous avons remarqué des arbres emplis de petits papiers de toutes les couleurs. Ayant lu quelques manga, nous nous doutons qu'il s'agit de souhaits formulés par les Japonais. La tradition veut que le voeu soit écrit sur un morceau de papier puis accroché à une branche, parfois à une grille. Je n'en connais pas la véritable signification, mais ça donne quelque chose de très joli, voire féerique. On n'a presque envie de s'y risquer également, mais on a l'impression d'être un peu "de trop". Nous nous contentons de regarder et de prendre quelques photos du parc avant de nous diriger vers le Temple Meiji.


L'entrée du parc Yoyogi

Un arbre à souhaits


Un monsieur sympathique sous une arche du parc
Yi nous abandonne le temps de notre visite du temple. Pour y accéder, nous empruntons une large allée entourée d'immenses arbres. Nous croisons quelques ouvriers qui doivent mourir de chaud dans leur combinaison de travail. Ils ont beau être à l'ombre, la température grimpe de plus en plus. Leurs chaussures nous font penser à celles d'un ninja, avec la scission caractéristique entre le gros et les autres orteils. Nous continuons notre chemin, entourés de tonneaux de saké et de vin français, offerts suite à une alliance, et arrivons devant un immense torii ; ces "portes" sont toujours aux abords des temples, mais il est rare d'en voir d'aussi impressionnants.

Des tonneaux emplis de sake d'un côté...

Et des tonneaux de vin français de l'autre ! La question : sont-ils toujours pleins ?



Le torii aux abords du temple Meiji

Nous voilà à l'intérieur du temple. Thomas se dirige tout de suite vers une sorte de bassin équipé de petites coupoles en bois à l'extrémité de bâton. Nous l'imitons, alors qu'il se rince les mains et les bras. Il nous explique qu'il est d'usage de procéder de la sorte afin de se purifier avant de pénétrer dans un temple. Nous pouvons également nous rincer la bouche. Cette pratique est étrange de prime abord, mais devient très vite une habitude, d'autant plus qu'elle est agréable (un peu d'eau fraîche sur les bras par cette chaleur, ça fait toujours du bien !).

Les "bassins de purification" comme nous les appellerons tout au long du séjour
                                 

L'entrée du temple Meiji

Malheureusement, une partie du temple est fermée pour cause de travaux ou de préparatifs et aucune cérémonie n'y a lieu ce jour-là. Déception, donc. D'autant plus que les mariages traditionnels japonais se font dans des kimonos superbes ! Bref, nous faisons un petit tour de la propriété. C'est vraiment magnifique. Les gens sont calmes et respectueux. Il y a des petits stands où on peut acheter des tas d'articles en rapport avec le temple, notamment des petites plaques en bois avec des mots calligraphiés que l'on peut accrocher auprès du temple. Nous supposons qu'ils concernent le "bonheur", la "réussite" ou la "non-maladie". Les attitudes de recueillement sont très belles et reposantes. On se sent une nouvelle fois un peu "en trop" ; nous avons le sentiment que nous n'appartenons pas à cet univers, ce lieu qui force le respect et l'humilité, mais nous nous sentons également très bien. Très zen. Les immenses arbres taillés en sphère et leurs racines et tronc torturés ajoutent à cette ambiance de détente.





Il nous reste encore beaucoup de choses à faire aujourd'hui ; Thomas nous a prévus tout un programme. Nous rejoignons Yi dans un magasin où elle s'achète un T-shirt pour mieux supporter la chaleur. Et maintenant, direction Shibuya!