lundi 3 septembre 2012

30 juin : grand départ

Ça y est. On y est. Paris Charles-De-Gaulle. Dans quelques heures, nous décollons pour Londres et repartons suite à une courte escale pour l'aéroport de Narita. On va partir, mais on ne réalise pas. Absolument pas.

La maman de Pierre-Louis nous a accompagnés. Nous arrivons, trois heures à l'avance, après avoir revérifié les bagages et le contenu de nos portefeuilles un bon millier de fois (du moins, pour ma part). Etant donné que ma valise super légère, super pratique, super résistante (mes fesses) a perdu le caoutchouc autour de deux de ses quatre roues (qu'est-ce que je disais ?), j'ai du transférer toutes mes affaires dans une autre valise. Heureusement que la famille de mon chéri a une bonne réserve de bagages, sinon j'aurais été clairement dans la mouise. Quoi qu'il en soit, armés de nos sacs pesant environ vingt kilos chacun, nous passons à l'enregistrement et nous posons dans les fauteuils de l'aéroport pour grignoter quelques choses et faire quelques quizz de culture générale. Après tout, autant tuer le temps. Au bout d'une heure et demie, nous embrassons la maman de PL et nous dirigeons vers notre porte d'embarquement. On passe la douane, sans trop de problème et sans ceinture pour Pierre-Louis, et nous patientons à nouveau. Je tue le temps en jouant à Safari Party sur l'Ipod de mon chéri pendant qu'il se met en mode veille. Au bout de trois quarts d'heure, nous voilà à bord. Le trajet au-dessus de la manche dure moins d'une heure. Je suis près du hublot et malgré mon appréhension du début, je passe le voyage le nez rivé sur la vitre. On a de la chance ; le ciel est dégagé et je vois clairement les côtes anglaise et française qui se font face.

Une fois sur le sol, on prend un bus pour rejoindre notre terminal. Heureusement, nos bagages sont pris en charge et nous n'avons pas à nous en inquiéter. On achète deux bouteilles d'eau (qui ne nous quitteront plus jusqu'à notre retour en France) et quelques biscuits pour le voyage (on n'est jamais trop prudent avec une hypoglycémique comme moi). Et on attend, une nouvelle fois. Comme on papote, on n'a pas le temps de s'ennuyer et on est déjà dans l'avion. La fatigue commence un peu à se faire sentir. Après tout, il est près de quinze heures, heure londonienne, et nous sommes éveillés depuis cinq heures et demie, heure française. Dire qu'il nous reste onze heures de voyage et toute une journée à affronter une fois arrivés à Tokyo. N'y pensons pas et profitons de l'équipement mis à notre disposition dans l'avion ; un petit écran où peuvent s'afficher, films, séries, musiques, jeux, informations de notre choix. Mine de rien, beaucoup de choses sont disponibles et nous passons le plus clair de notre temps à visionner des vidéos. Hunger Games, Game of Thrones, The Big Bang Theory, War Horse, The Woman in Black, ... Le voyage se passe tranquillement sans trop de perturbations. Sauf pendant les repas. La météo avait le sens de l'humour, ce jour-là. J'essaie de dormir, sans succès, alors que PL roupille pendant deux heures et demie. Je commence à trouver le temps long et me dégourdis les jambes dans l'avion.

L'intérieur d'un avion British Airway.

Je suis heureuse d'y croiser déjà des Japonais. La plupart dorment et malgré leur présence tout autour de moi, je n'arrive pas à croire que je me rends dans leur pays. Je me rassieds, profite de la place supplémentaire que nous avons eu la chance d'avoir sans payer un euro de plus et m'endors... pendant l'atterrissage. Je me réveille dix minutes après pour avaler un muffin aux mûres, encore plus fatiguée qu'auparavant.

Thomas nous avait dit qu'à peine un pied hors de l'avion, nous regretterions la fraicheur européenne, mais il n'en est rien. Nous arrivons début juillet, en pleine saison des pluies et le ciel est plutôt couvert et un peu pluvieux. Nous récupérons nos bagages sans difficulté et retrouvons Thomas une demie-heure plus tard. Nous y sommes. Le voyage peut commencer.

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