Mon dieu mon dieu mon dieu, ce que je donnerais pour un lit. Pour l'instant, les fauteuils de l'aéroport feront l'affaire et les cuisses de Pierre-Louis peuvent toujours faire office de coussin. Au bout d'une demie-heure, Thomas est déjà là. Nous prenons le métro pendant environ une heure afin d'atteindre le centre de Tokyo. Mine de rien, il s'agit de la plus grande mégalopole du monde ; 45 millions d'habitants, il faut bien les stocker quelque part ! Le métro est large et propre. Tout est absolument nickel. Ça change du métro parisien !
Des publicités partout, des écrans où passent des pubs bizarroïdes et des messages demandant le respect durant le voyage, une propreté à tomber ; c'est sûr, on est bien au Japon.
Plan de métro de la ligne A
Nous prenons une correspondance jusqu'à la station de Kuramae où se trouve la K's House Tokyo. Durant le trajet, nous découvrons à quel point les transports en commun sont chers. En effet, le prix du métro est fonction du nombre de stations. Plus vous allez loin, plus c'est cher. Ca fait très mal. D'autant plus que nous n'avons pas pris un ticket journée (1000 yen ; environ 10 euros), mais une carte rechargeable, car nous ne pensions pas bouger énormément. Au bout du compte, nous arrivons à 40 euros chacun pour ce premier jour. On ne se laissera plus avoir.
Arrivés à la K's House, nous rencontrons Meko-san, une fille du staff qui nous accueille avec un immense sourire et un très bon niveau d'anglais. Nous déposons nos affaires et repartons tout de suite pour chercher un bentô (sorte de boîte à tartines, mais remplie de nourriture japonaise ; du riz, de la viande grillée, des sushis, des légumes... au choix) au combini (magasin d'alimentation). On trouve de tout pour pas cher. Nous achetons également quelques céréales pour notre petit-déjeuner du lendemain et retournons à la K's House. Thomas est toujours avec nous et mange dans la salle commune. J'en suis un peu surprise au début, car il n'est pas client de l'hôtel, mais ça ne dérange personne. C'est même normal et je trouve ça chouette de pouvoir être aussi indépendants. Thomas nous propose de faire une petite sieste, car il voit que je tangue sur ma chaise. Nous acceptons de bon coeur, mais la limitons à quelques minutes ; il est important que nous restions éveillés le plus longtemps possible afin de nous caler sur le rythme du pays du soleil levant. On s'effondre sur le lit et le réveil doit sonner trois fois avant que j'émerge sous les gentilles secousses de PL. Nous rejoignons Thomas qui propose de nous faire visiter certains coins de la ville. Il se révèle être un excellent guide qui nous facilite grandement la tâche lorsque nous avons besoin de renseignements. Il parle bien mieux que Pierre-Louis qui a suivi des cours de japonais pendant un an, mais nous explique avoir en réalité très peu de vocabulaire. Quoi qu'il en soit, nous reprenons le métro.
Direction Ginza ! Malheureusement, la météo n'est pas au rendez-vous ; grisaille et pluie qui s'infiltre dans mes ballerines bleues tout au long de l'après-midi et donnera l'impression que mes pieds ont été écrabouillés par des bottes en fonte le lendemain. Heureusement, les convenient stores vendent des parapluies transparents et plutôt résistants pour la modique somme de 400 yen (soit 4 euros) maximum. Nous pouvons donc nous balader librement en croisant plein de Japonais.
Je les trouve tous beaux. Ils sont minces, pas aussi petits que je le pensais et tous munis de parapluie quand ils ne le sont pas d'ombrelle. Les Tokyotes (ou Tokyoïtes) semblent mettre un point d'honneur à la mode ; nous ne croisons pas une seule fille qui n'est pas maquillée ou ne porte pas de faux-cils. On réalise que nous sommes dans un milieu plus urbain et occidentalisé. Nous rejoignons donc une grande avenue qui est fermée à la circulation des véhicules durant quelques heures l'après-midi pour favoriser le passage des piétons. Après tout, il s'agit d'une immense rue commerçante où cafés, bars, magasins de vêtements, de tourisme se bousculent. Ca flanque un peu le tournis au premier abord, mais la fatigue ne me permet pas de réaliser vraiment où je me trouve. Du coup, je mitraille pour pouvoir visionner tout ça par la suite.
Ginza ; ses immeubles et ses parapluies.
Pierre-Louis, Thomas et leurs parapluies.
Rien ne vous choque ? Un petit indice : regardez le sol. Eh oui. Tout est propre à Tokyo. Tout. Chose assez paradoxale : il n'y pas de poubelle dans les rues. Ou alors, très très peu. Cela s'explique par le fait que la rue, pour les Japonais, est un lieu de promenade, où l'on marche. Point. Elle n'est pas là pour manger, boire ou y mettre ses déchets. Solution : faites d'un sac plastique votre petite poubelle personnelle ; cela vous facilitera grandement les choses une fois votre biscuit grignoté et son emballage vide en main.
Thomas nous conduit dans une galerie commerçante qui ressemble trait pour trait à un marché sous-terrain. Les commerçants interpellent les clients, nous proposent de goûter diverses spécialités ou même des chocolats qui se veulent belges et qui sont hors de prix. Nous picorons par-ci, par-là et sortons après quelques minutes au vu du monde qui s'entasse de plus en plus. Une petite pause dans un Starbuck en attendant que Yi, la copine chinoise de Thomas nous rejoigne. Une fois tout le petit monde réuni, nous reprenons le métro jusqu'à l'arrêt de Thomas et Yi où se trouve leur appartement. Ils nous font rapidement visiter la grande salle commune et nous partons manger au restaurant. Etant donné l'allergie au gluten de Thomas, nous allons dans un endroit qu'ils connaissent bien où on peut griller de la viande sur une grille en aluminium. La viande japonaise n'est pas toujours d'une grande qualité ; il y a beaucoup de gras, mais elle reste très bonne. La sauce est également à tomber. Nous nous régalons, alors que le soleil est déjà couché depuis 19h30.
Viande marinée sur grille au-dessus de charbons ardents et salade de petits légumes épicés. Miam !
Il en faut de la nourriture pour rassasier Yi !
Nous nous régalons et tombons de fatigue. Yi et Thomas nous raccompagne jusqu'à notre K's House. Après une bonne douche, nous nous effondrons à 21h. Thomas nous a bien dit de ne pas programme de réveil. Résultat : nous nous réveillons le lendemain à 11h du matin. Quatorze heures de sommeil. Voilà ce qui nous requinque pour affronter notre deuxième journée !
Ah, la propreté...ça m'avait choquée quand j'y étais xD Et après,on se dit que ce serait tellement bien que ce soit comme ça chez nous aussi... En tout cas, j'adore découvrir tout ça au fil des articles, ça donne trop envie !
Merci de votre commentaire, les filles ! Et c'est vrai que la propreté est hallucinante.. J'espère que les autres articles vous plairont tout autant :)
Perso c'est la propreté qui me fait rêver, surtout comparé à Paris... =(
RépondreSupprimerAh, la propreté...ça m'avait choquée quand j'y étais xD Et après,on se dit que ce serait tellement bien que ce soit comme ça chez nous aussi...
RépondreSupprimerEn tout cas, j'adore découvrir tout ça au fil des articles, ça donne trop envie !
Merci de votre commentaire, les filles !
RépondreSupprimerEt c'est vrai que la propreté est hallucinante..
J'espère que les autres articles vous plairont tout autant :)